Le train démerra et Roy n'était toujours pas là. Deux minutes plus tard, il entra sans échapper au regard assassin de sa subordonnée qui tourna aussitôt la tête vers la fenêtre. Mustang s'assit à côté d'elle, Lola se sentit rougir un peu et le regarda du coin de l'oeil.
- J'ai appelé la secrétaire de Bradley, déclara-t-il. Il ne nous as pas prévenu qu'il y avait un train plus tôt et tous les autres l'ont pris.
Les trois autres alchimistes du milieu semblaient débattre sur on ne sait quoi et la voix de Al résonnait dans leur coin. Lola regardait toujours dehors : le ciel était sombre et de grosses gouttes venaient s'écraser sur la vitre. Seule la lampe plafonnière éclarait le compartiment, cela reflétait l'intérieur sur la vitre du wagon et le visage de Roy que Lola fixait. Elle sentit une chaleur sur sa cuisse gauche et tourna vivement la tête pour découvrir la main de son supérieur sur son membre. Elle le regarda au fond des yeux, haussa un sourcil et retourna la tête vers sa fenêtre. Mustang avait l'air plutôt surpris car il ne s'attendait pas à cette réaction mais plutôt à une rafale de coups, de griffes... En ce moment, tout semblait indifférer le lieutenant, ce qui n'était pas habituel.
- Comment puis-je me faire pardonner, Lola ? demanda-t-il d'un ton calme.
Elle eut un petit sursaut : elle avait bien entendu, il avait dit "Lola" ? Sans retourner la tête, elle ajouta froidement :
- Trouvez tout seul.
- Vous avez faim ? Je peux vous offrir quelque chose ?
Elle tourna la tête et lui répondit :
- J'ai ce qu'il faut, merci.
Roy lui adressa un petit sourire en coin qui la fit sourire à son tour. Lola sentait toujours la main droite de son Colonel sur sa cuisse, une main chaude et rassurante. D'ailleurs, il tarda pas à la remonter d'un petit centimètre. Il l'observait, un peu étonné : elle ne réagissait pas brutalement mais elle semblait au contraire apprécier. Roy jeta un oeil à la pendule accrocher au fond du wagon qui affichait 8h15.
- Ah... Plus que 2h et nous arrivons...
Il s'arrêta car Lola s'était brusquement assoupit à cause de son manque de sommeil de la nuit passée. Elle devait être dans un sommeil profond, sa tête ballotait lentement d'un côté à l'autre du haut du siège. Son supérieur n'osait rien faire de peur de la réveiller.
Lola ouvrit un oeil une demi heure plus tard, sa tête était penchée à gauche et semblait être posée sur quelque chose. Elle leva les yeux et croisa les yeux noirs de Roy qui la regardait tendrement, comme s'il prennait plaisir à être avec elle...
- Pardon, mon Colonel, dit-elle en se redressant.
- Ce n'est rien... Vous dormiez si profondemment que votre tête a glissé alors j'ai retiré ma main pour ne pas vous gênez et vous êtes tombé sur mon épaule.
Lola sentit que Roy l'enlaçait au niveau de ses épaules.
- J'espère ne pas vous avoir dérangé... demanda-t-elle légèremment (xD) embarassée.
- Non. Et... Pardonnez-moi pour la main...
- ça ne me dérange pas... Auriez-vous faim par hasard ?
- Hé bien, c'est à dire que...
Un gargouillement provenant de son estomac se fit entendre.
- Je vois... S'il vous reste des forces, attrappait donc ma valise, s'il vous plaît...
Après qu'il la lui ai donné, Lola l'ouvrit et sortit une barre de céréales qu'elle tendit à Mustang :
- Je n'ai que ça...
- ça ira, merci beaucoup.
Elle s'en prit une aussi et réfléchit tandis qu'elle mangeait : son supérieur lui avait mis la main sur la cuisse, elle avait dormi sur son épaule et pour finir, il mangeait avec elle... "Etrange, étrange", pensa-t-elle.Quand il eut terminer, Roy lui dit d'un ton amical :
- Dites-moi Lola, appelez-moi Roy mais plus Colonel ou Monsieur, d'accord ?
- Oui, Roy, déclara-t-elle comme si c'était naturel;
Ils étaient presque arrivés lorsqu'il lui murmura :
- Vous savez, Lola, ça fait loongtemps que je vous observe et vraiment... Vous êtes diffréentes des autres...
- Je pourrais en dire autant, Roy...
- Vous avez quelque chose en plus...
Elle se rapprocha de lui, le visage si proche l'un de l'autre :
- Et, quoi ?
- Vous...
"GARE DE LIOR" hurla le contrôleur qui fut irruption dans le wagon.
Edward s'était réveillé en sursaut, manquant tomber de son siège mais Alphonse l'avait rattrappé au vol. La plus grande déception et rancune du monde se lisait sur les visages de l'Alchimiste de Flamme et de Glace qui auraient voulu réduire en cendres ou congeler celui qui s'était permis de les interrompre !
Bref, ils sortirent sur le quai de Lior et Roy déclara en consultant sa montre :
- Le camion ne doit pas être loin ...
Ils attendirent quelques minutes puis Edward s'exclama :
- Encore un de vos bon tuyaux,
Colonel ! On va pas poirauter deux plombes ici, il est parti sans nous et puis c'est tout !
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Suite du périple au prochain Chapitre ! ^^